Lycée Le Corbusier

Aujourd’hui, je viens partager avec vous, une activité que nous côtoyons depuis quelque temps déjà, mais pour laquelle GwenCreative, n’avait jamais franchi le cap, alors que de mon côté, je m’y étais déjà essayé plusieurs fois. L’Urbex, qui est en fait une pratique consistant à visiter des lieux construits par l’homme, abandonnés ou non et en général interdits d’accès. C’est pour cela, que bien sûr, que nous ne communiquerons pas l’adresse des lieux que nous visitons, tout d’abord pour des raisons évidentes de sécurité, car de nombreux cas d’accidents graves, et même mortels sont à déplorer, lors de ses visites. De plus, nous ne vous encourageons pas à pratiquer, si vous le faite, c’est bien-sûr de votre propre chef et en votre âme et conscience.

Nous nous sommes donc rendus, pour cette première sortie, au Lycée Corbusier, qui est en fait, un ancien lycée d’architecture de la région parisienne. Conçu par les architectes Jacques Kalisz et Roger Salem en 1972, ce bâtiment de 9 500 mètres carrés sur cinq niveaux présente un grand intérêt architectural, patrimonial et historique. 

En fait, il est constitué d’une combinaison de modules carrés, inspiré de la biologie cellulaire. Fait, pour être flexible et pour se transformer facilement, les cloisons sont légères, modulables et permettent de modifier l’espace à volonté. Jacques, lui-même professeur, voulait tout simplement, mettre en avant ses idées sur la façon d’enseigner. C’est pour cette raison que le bâtiment devait susciter la curiosité aussi bien chez les étudiants, que chez les habitants du quartier, enfin de faciliter les rencontres, car pour lui un des grands principes de l’architecture est l’échange.
Malheureusement, le bâtiment ferma ses portes en 2004 et est depuis à l’abandon complet.

Lors de notre entrée dans ce bâtiment gigantesque, nous avons tout d’abord été frappées, par l’architecture atypique du bâtiment, c’est pourquoi, nos esprits se sont directement mis à vagabonder. Nous imaginions ce lieu, si silencieux à l’instant présent, plein de vie, à l’époque ou les étudiants allaient et venaient. C’est alors, que pour nous, il ne faisait nul doute qu’être étudiant ici, devait être un véritable plaisir.
Après, ce court instant de silence, comme une marque de respect, envers ses créateurs, nous avons entrepris, notre exploration.


Nous avons commencé, par nous arrêter dans un amphithéâtre, où nous nous sommes posés un court instant, imaginant tous les élèves assis dans cette immense pièce. C’est pourquoi, GwenCreative a voulu que je l’immortalise, sur une de ses chaises. C’est alors, quand se relevant et tournant la tête, elle a découvert, la dépouille d’un chat figé par le temps, qui était venu mourir ici, un peu comme s’il avait choisi ce lieu de connaissance, afin, comme le bâtiment, de venir pousser son dernier soupir, avant de s’éteindre pour l’éternité.


Au fur et à mesure de notre immersion, nous sommes tombés sur les vestiges d’un incendie qui a dû prendre vie dans la bibliothèque, voir tous ces livres entasser les uns sur les autres, les pages brûlées, étaient assez difficiles pour nous. Tout ce savoir, cette connaissance, partie en fumée, nous à retourner le cœur, surtout quand on sait, ce que tout ça représente pour nous. De plus, nous pensons que ce feu c’est rapidement propager au vu des nombreuses pièces touchées.


Puis, au fur et à mesure des étages, nous sommes atterris sur les toits du bâtiment.
La vue qui s’est offerte à nous était tout simplement à couper le souffle, tout était si paisible, avoir pour seule compagnie, le vent dans les arbres. Durant, cet instant, nous avons le sentiment de faire partie de cette battisse grandiose et de ressentir ce qu’elle avait vécu, les rires, le savoir et le transfert de connaissance.

Pour finir, nous avons poursuivi à l’extérieur, afin de pouvoir accéder au sous-sol, que nous avons trouvé sans trop de difficulté. Nous nous sommes donc engouffrés dans les entrailles, qui comportent de longs tunnels où passent la tuyauterie et aussi les câbles électriques qui alimentaient jadis le bâtiment. Comme nous pouvions nous en douter, tous les cuivres ont été pillés et seule les gaines, jonche le sol de certains de ces tunnels sombres, froid et tellement silencieux.
Après, une bonne trentaine de minutes, nous sommes remontés à la surface, parcourant une dernière fois le jardin, notre façon à nous de nous imprégner une dernière fois et de dire au revoir.


Nous sommes ressortis de ce lieu, la tête pleine de souvenirs et les appareils photos pleines de belles choses immortalisées à jamais, même si, je ne vous cache pas, malheureusement, que l’édifice à été entièrement pillé, saccagé et qu’il ne reste tristement plus grand chose à voir, parmi les longs dédales de couloirs, de portes et d’amphithéâtre.

Nous avons aussi vue énormément d’œuvres de street art, qui rendent par leur beauté ou leurs messages, eux aussi hommage à cette bâtisse, qui à former grand nombre d’architecte.

Bien évidemment, tout au long de notre exploration, nous sommes restés respectueux envers ce lieu, essayant de ne rien déplacer ou déranger. Tel est le code de conduite de l’urbexeur. Immortaliser un lieu abandonné, essayer de lui rendre hommage à notre façon, par le biais de nos clichés, de nos coups d’œil et de notre ressentit.

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